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EGSCHIGLEN

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Tümürsaikhan Yanlav : chant, vièle morin khuur Amartüvshin Baasandorj : khöömii, luth tovshuur, vièle morin khuur Uuganbaatar Tsend-Ochir : chant, luth tovshuur Ariunaa Tserendavaa : danse


Egschiglen, qui signifie « Belle mélodie », a été créé en 1991 par quatre étudiants du conservatoire d’Oulan-Bator. Profitant de l’ouverture de la Mongolie, le groupe s’installe en Allemagne et fait depuis figure d’ambassadeur de la musique mongole à travers le monde.

Trois fois grande comme la France mais peuplée de trois millions d’habitants, la Mongolie, est un pays porteur d’une riche culture, quoiqu’encore largement méconnue. L’un des charmes de la musique mongole repose sur l’utilisation de ressources vocales inouïes, et notamment l’usage du chant diphonique (ou khöömii) qui s’appuie sur une technique permettant au chanteur (ou diphoneur) de produire deux notes simultanément. Cette culture vocale singulière, est inscrite depuis 2010 au patrimoine de l’humanité par l’Unesco.

La musique et les danses d’Egschiglen sont fortement marquées par l’univers poétique des traditions chamaniques, liées au mode de vie nomade qui reste l’apanage de près d’un tiers de la population mongole. Les musiciens interprètent tant des chansons traditionnelles que des compositions récentes qu’ils arrangent avec finesse. Le diphoneur du groupe est issu de l’une des plus illustres familles du khöömii, qui l’a initié dans le pur style de son village natal de l’Altaï. L’orchestration, menée par la vièle à tête de cheval, souligne les couleurs vocales en sculptant le chant pour le faire apparaître tel un autre instrument. L’apport de la danse, puisant à la fois dans les traditions et les formes contemporaines, ne fait qu’accroître la puissance de la musique.